23 10 08 10h.
On y va doucement.
Aux dernières nouvelles, les bourses sont encore dans le potage. Il y en a qui en profitent méchament en spéculant. C'est immonde, mais ce n'est pas interdit. Des fortunes considérables sont en train de se constituer, futur pouvoirs de demain. Quoique, comme la plaisanterie est très loin d'être terminée, ils pourraient bien encore se faire rincer demain. C'est le jeu du plus vorace. Mais, au fait, qu'arrive -t-il quand un prédateur a bouffé toutes ses proies ? Il crêve de faim !!!
La grande dispute, ces jours ci, c'est de savoir si on « casse » les paradis fiscaux. Comme chacun (ou presque) a le(s) sien(s) pour y faire ses petites cochonneries privées, quand ce n'est pas carrément le quasi unique gagne pain de certains « états-confétis », et qu'ils n'ont pas du tout envie de lâcher le morceau, on est en droit de se demander si ce genre de démarche n'est pas uniquement de l'ordre de la communication.
Tout le monde sait que ces paradis fiscaux sont des facteurs de déséquilibre économique considérables, tout le monde sait que ce sont des laveries industrielles qui brassent des centaines de milliards d'euros, que le secret banquaire est une formidable truanderie au service du crime organisé ! Mais s'attaquer à la Suisse, au Luxembourg, à Monaco, pour ne citer qu'eux, c'est s'attaquer de front au système captaliste ! Pourtant, les laisser tranquille, c'est laisser des repaires de pirates exercer leurs méfaits impunément. Les paradis fiscaux ne sont pas autre chose que des repaires de pirates, de rufiants en costards trois pièces. Et ce n'est pas parce que certains bénéficient de « lettres de course » de certaines « autorités », que cela en fasse des corsaires fréquentables. Tolérables.
Bref, la suppression des paradis fiscaux, du secret banquaire, des Fonds pourris, a bien peu de chance de devenir réalité, sauf consensus extra-ordinnaire bien peu libéral. Ce serait intéressant, peut être pour sauver les meubles, calmer l'ire populaire et relancer la machine. Une manoeuvre d'évitement. Le capitalisme dispose de capacités d'adaptation, de plasticité étonnante. Sera-t-il assez intelligent pour devenir acceptable ?
Plus intéressant, est la création de fond d'investissement souverain à l'échelon européen. Encore faudrait-il l' approvisionner !
Ceci dit, nous sommes en droit de nous questionner sur la façon dont ils rassemblerons 1 300 milliards, comment ils seront utilisés, et qui payera en fin de compte. Cela sent l'arnaque à plein nez, et Vibrion est le champion du bonneteau ! Dire qu'il suffirait du dixième pour régler la plus part des PVSD ! Mais cela ne reculerait-il pas l'échéance, en l'aggravant encore ?
On peut noter que si l'Inde se lance dans l'espace, elle aussi, elle commence à trouver que la crise lui cause bien des soucis financiers. Ces projets de développement pourraient se trouver gravement compromis. C'était prévu et annoncé, et cela va mal se terminer. Il commence à se dire que les répercutions de la crise en Chine pourraient se montrer particulièrement dévastatrices, et que l'arret de la croissance pourrait provoquer des réactions en chaine dont personne ne mesure bien les conséquences potentielles. Le PCC parle bien de réorienter la production vers la consommation intérieure, mais alors, il faudrait se plier à des régles démocratiques ! Le PCC a du soucis à se faire, car s'il perd le contrôle, tout se barre en couille. Et c'est ce qui doit se passer. Et alors, que se passera-t-il ?
La Russie, qui roulaient des mécaniques après l'affaire géorgienne, n'a pas réussi à convaincre ses affidés, et maintenant ses bourses divissent méchamment. Le cours des hydrocarbures chute. Elle se retrouve gros jean comme devant, certains oligarques, et pas des plus chétifs, sont à genoux. Tout le programme de « grandeur » nationale, le modèle russe, de Poutine se retrouve à la ramasse. Avec Medvedev, ils se font beaucoup plus discrets. C'est bien fait !
Aux states, Mac Cain semble partir en vrille, et Palin devient de plus en plus encombrante. Si certains américains vont voter pour elle, parce qu'elle est comme eux, cela m'inquiète beaucoup sur l'avenir de l'Amérique. Si Obama passe, et cela semble maintenant quasi assuré, cela prouvera que l'Amérique a fait sa mue, comme pays réellement multiculturel, qu'une nouvelle génération arrive au pouvoir, débarassée de ses complexes agricoles façon Délivrance, éduquée, au fait de la réalité, prête à prendre sa place dans l'Humanité.
L'Amérique n'est plus le centre du monde, mais ce qui va se passer là bas dans les 4 ans qui suivent aura des répercutions sur le monde, en bien ou en mal ! Qui parie ?
Le vieux dans la montagne.
lundi 27 octobre 2008
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