lundi 27 octobre 2008

24 10 08 16 h

Enchainements.
Dans les années 60, sur la lancée du célébre catalogue de la Manu de St Etienne qui vendait même des pièges à tigre, les VPC prirent leur essor. Deux variétés. Les « commerciales » : La «(redoutable) Redoute, à l'époque souvent adossées à un groupe industriel textile, ou un bassin de production. Les associatives : La CAMIF, liée au mouvement syndical. Très vite on y vendit de tout. Cela marchait très fort. Plus besoin d'aller chez les marchands du coin, on s'équippait sur la table de la cuisine, sans avoir à se déplacer. Et c'était meilleur marché ! Et surtout, c'était furieusement moderne. On ne disait pas encore tendance.
On ne sortait plus de chez soi, on pouvait même commander par téléphone. Parce que c'était l'époque où les PTT équipèrent massivement la France. Ce fut aussi, EDF menant un politique de raccordement massif elle aussi, où l'électro-ménager s'incrusta dans nos foyers. Moulinex libéra la Femme ! Les PTT et la SNCF se frottaient les mains ! Ce fut une épopée ! Les banlieues s'étallaient, s'étallaient. Les centres villes dépérissaient. Les grandes surfaces squattaient les banlieues et cassaient les prix, ainsi que les fournisseurs. La bagnole permettait tout ! C'était la liberté ! Pour le petit commerce, ce fut moins brillant. Combien d'échoppes mirent la clé sous le paillasson durant cette période. Combien d'artisans disparurent alors.
Le Minitel paracheva cette odyssée ! Mais la crise amorce l'inversion puis la contraction. Les distributeurs à bas prix arrivent et commencent à tailler des croupières aux établis
Maintenant, Internet a pris le relais, et renvoit toute cette époque au trou. Les boites de VPC ferment les unes après les autres, et c'est les grandes surfaces qui tordent le nez. Face à la hausse de l'essence, les bourgeois qui avaient été se planquer au loin, revinrent vers les centres villes où l'immobilier était abordable et où il y avaient des transports en commun. Ah ! Le commun ! Pour compenser, les grands distributeurs à bas prix reviennent s'installer en centre ville ! On boucle le cycle. Les petits commerces sont aux abois, et bon nombre ne sont plus que des officines succursales modèle réduit des grands distributeurs. Maintenant, une demi douzaine de boites tiennent et vérouillent tout le marché. Vous voyez encore des artisants ?
Question iconoclaste ! Que va-t-il se passer quand leur tour viendra ! Parce que c'est inéluctable. Maintenant que la contraction a commencé à se faire, elle ira jusqu'au bout. L'économie, au cas où certains l'auraient oublié, a des lois. L'économie de marché, c'est bien ! Mais cela a des inconvénients ! Le piégeac se referme ! La main invisible broie les crétins qui s'y sont soumis.
Je viens de taper un texte de Juillet 2007. J'y disais que l'hypothèse Hulot aux érections avait soulevé de grands espoirs, (un peu comme Coluche en 81) mais que sa valse hésitation pour finalement se dégonfler, « pour faire confiance aux politiques », avait sans doute torpillé la poussée écolo, et permis, par effet dépressif, l'élection de Vibrion. Hulot ne se sent pas politique ! Son « programme l'était pourtant diantrement !
On peut toujours s'interroger sur ce qui aurait pu se produire si, et tenter de transposer maintenant, si... ! Qu'aurait fait un écolo face à l'attaque russe contre la Géorgie, qui l'avait bien cherché, face à la crise ?
Si l'on considère la tentative de DCB pour les européenne, Hulot s'est encore défilé. Est-ce ses sponsors qui le tiennent par les couilles ? TF1 ? Croie-t-il encore pouvoir rester au dessus de la mélée, et jouer les haruspices du haut de son nuage ? Vais-je encore cotiser à la fondation ? Le Grenelle de l'environnement s'avérant manifestement une magnifique arnaque, la crise se creusant, une poussée écolos devrait se faire sentir pour cette votation. A moins que, tétanisés par la crise et enthousiasmés par l'impressionnante hyperactivité de Vibrion ( et efficace, en plus, du moins immédiatement, parce que pour les modalités pratiques, il faudra voir) ce soit la droite qui l'emporte ? Il y a encore du temps, et la situation va encore se décanter considérablement. Parce que l'économie va encore déraper.

Le vieux dans la montagne.

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