vendredi 7 novembre 2008

06 11 08.

Ils ont osé,..., et puis après...!
(air connu.)
Après 28 ans de libéralisme, malgré un interméde clintonnien, les américains ont osé élire un démocrate, centriste, issu des minorités, cultivé, et noir ! Elu sur un programme de rupture dans la continuité, pour affronter la crise, deux guerres à l'autre bout du monde, qui s'éternisent, un mal- amour abyssal avec le concert des nations, un déficit titannesque. Avec une économie déliquescente, une mutation climatique, l'Amérique affronte un défi sans précédent. Elle a porté les deux précédentes « révolutions » techno-industrielles, et prétend prendre la tête de la suivante.
En aura-t-elle le temps et les moyens ?
Le pauvre Obama se retrouve, après l'apocalyptique épisode bushiste, superbement clos par la plus grande crise économique du siècle, porteur d'espoirs fous de la plus part des niches de la société américaine. Il est le nouveau porteur du rêve américain. Il est le symbole de l'emergence d'une nouvelle génération civilisationnelle. Il porte une nouvelle Amérique réunifiée, sans paranoïa.
Ses projets, keynésiens en diables, pourraient, peut être, remettre les USA en marche. Mais, même en pariant sur les nouvelles technologies, la révolution écologique, avec la récession qui frappé de plein fouet, par le déficit effroyable, la situation des classes moyennes, peut-on vraiment espérer qu'il réussisse à tirer l'Amérique vers le haut ?
Rappellons nous, au quatriéme siècle, alors que la situation économique était morose, Rome fit des investissements massifs en Bretagne, pour relancer la machine économique. En pure perte ! En France, au 14éme siècle, on lanca la construction de cathédrales, de moulins, de routes, des défrichages et des mises en cultures, pour relancer l'économie flageolante. La paluspart ne furent pas finies, et la friche reprit ses droits. En Grèce, Athéne toute puissante, aui avait capté les finances des autres cités, construsit les « grands murs », pour assoir sa puissance et son économie. Elle dut les raser, et se retrouva sous tutelle. Puis tout partit en couille,,jusqu'à ce que ces barbares de romains viennent porter l'estocade.
Quand les béni Ommeya portérent Bagdad au premier plan, Al Andalous fit sécession et se donna un calife, et l'Egypte en fit autant. L'Appel fut fixé, les hérésies « libérales » furent interdites, le grand marché tournait, la torpeur commença. Les Sèldjoukids en rajoutérent une louches ; les croisés pouvaient arriver !
Je ne suis pas en train de dire que l'Amérique va être envahie. Elle porte l'invasion dans ses gènes. L'entrée en masse des « barbares », aux quels ont accorda le statut de citoyen romain, pour les faire tenir tranquilles et les taxer, ne sauva pas l'économie agonisante. Ce que je dis, c'est que la mondialisation de l'économie et la concurrence sans entrave ont toujours lessivé les économies qui s'y soumirent. Et c'est bien le cas !
Je doute que la nouvelle évolution technologique et énergétique apporte un renouveau durable aux USA. Ils disposent certes, de la matière grise pour cela, de l'infrastructure, de l'esprit d'entreprise, et même des capacités d'investissements.
Mais, en auront-ils le temps ? Si la transgression continue de cogner, et si le virage énergétique est opéré, le réchauffement va s'accélérer encore plus vite. On peut donc s'attendre à une nouvelle vague de « transformation climatique » qui va venir secouer tout le monde. Sans compter que les élémentaux peuvent encore mettre leur grain de sel et un sacré foutoir. Obama promet le retour du rêve américain. Cela risque d'être le cauchemar !
Les pétro-monarchie, la Chine, la Russie, l'Inde, vont aller dans le décor. Et c'est l'Europe, cette vielle europe du passé qui va ramasser le pompon.
Obama mériterait de réussir. Mais il supporte trop d'espoirs, et la deception sera à la hauteur des attentes. Cela dit, il porte quand même une mutation civilisationnelle, lui le métis, qui sera, elle, universelle et irrésistible. Il faut reconnaître cet avantage à l'Amérique, d'incarner, pour l'instant, cette mutation.
Le vieux dans la montagne.

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