lundi 17 novembre 2008

16 11 08. 10 h 30.


A la Prochaine, RB.
RB est partie, en douce, pendant que Paule était partie s'occuper de son fils et que l'infirmière était appellée pour une urgence, discrétement. Jeannette, remontant du Bastidon, est arrivée Mardi vers 10 h 30. On est partis Mercredi matin, dans la nouvelle automobile de la frangine, direction Joué, où nous avons passé la nuit. Petit crochet chez Mi-Ange et Pierre louis, à Chambray, d'où nous sommes repartis dans la nouvelle automabile de Pierre Louis, une grosse Mercedes qu'il avait touché la veille. Petit passage par Tours, où nous avons embarqué Catherine et Thérése, et roule ma poule direction Verriére. Un peu de brouillard, temps dégagé, beau levé de soleil. Eva, elle remontait avec Paul et Claude, par La Mambrole.
Concentration à l'église de Verriére. Le diacre a raconté une histoire avec le seigneur qui rassemblait les moutons à droite et les chévres à gauche. Il n'en avait que pour les brebis ! Les chévres passaient à l'as ! Cela m'a choqué. Ensuite visite du cimetière. Les tombes sont trop serrées, et il y a juste la place pour passer entre. J'ai dit adieu à RB, en lui souhaitant « à la prochaine ! »
Après, on s'est retrouvé à la maison, où on a cassé la croute, papoté avec des gens que je n'avais pas revu depuis 40 ans, puis la voisine m'a accompagné à la gare TGV de Massy, pour 14 h 55. Je ne connaissais pas. Les ascenseurs étaient en panne, j'avais mal à la hanche, mon sac était lourd. Je n'ai pas aimé. Arrivée à 19 h 45. Ouf ! J'était crevé. Depuis, j'ai l'impression de trainer la jambe, d'être à coté. Je m'y remets ce matin.
Vu, dans le N O, un article qui m'a fait grand plaisir. La majorité des grands clubs de foot anglais prennent la crise de plein fouet, et sont au bord de la faillite. Cela ne pouvait pas durer. Il fallait bien que cela craque. Je vomissais ces scandaleux qui pourissaient le sport en contaminant les autres pays. La frime, le spectacle, la flambe, la spéculation me faisaient, et me font encore gerber. Finalement, il y a peut être une morale. La main invisble du marché va faire le ménage. Mais pas comme ils le pensaient.
La réunion du G 20, bien que je ne pense pas qu'il puisse en sortir grand chose, trop d'égoïsmes nationaux, c'est encore trop tôt, profite des feux de la rampe.
La crise sévit aussi au P S, où ils s'empaillent et s'étripent à qui mieux mieux. Lamentable ! Alors que leurs théses se retrouvent en avant, c'est Vibrion qui thésaurise ! Mais les Verts ne font guère mieux pour l'instant. La Russie est en panne sérieuse. La Chine est dans la merde jusqu'au cou. Bref, la crise progresse, comme prévu, et dans quelques mois, nous passerons, encore non officiellement, à la TGD. Le baril continue de baisser. Nous devrions bientôt avoir une crise de liquidité. Il va bien falloir apprendre à faire autrement. Les faillites vont partir en chaine, et nous aurons une crise sociale carabinée.
En fait, je me demande, même si je reste encore attaché au maintien de la maternité et de la chir à l'hopital, si nous n'allons pas devoir apprendre à ne plus être surprotégés. On pourra juger que c'est une régression insupportable, que tout le monde va fuir, que personne ne viendra plus. Pendant des millénaires, les femmes ont mis bas sans hopital. Pendant des siécles, les toubibs, des généralistes, ont accouché les femmes, soigné et raccomodé leurs patients, et cela se passsait assez bien. La médicalisation à outrance est très récente, et a eu la fâcheuse tendance à priver les gens de leur autonomie. Cela risque d'être passablement houleux, un peu comme la traversée du golfe de Gascogne cette année pour le Vendée Globe, avec des pertes probables, mais c'est bel et bien toute notre structure sociale qui va devoir être reconformée, et notre façon de penser avec.
J'ai l'impression que cela couve de plus en plus profondément. Les gens réalisent que la crise n'en est qu'à ces prémices, et que nous allons affronter quelque chose d'énorme, qui va vraiment changer notre vie, que cela va durer. L'élection d'Obama est une très bonne chose, mais ne réglera pas grand chose dans les faits. Et le pauvre va être à la peine. L'Amérique va devoir en rabattre.
Cette année encore, la Californie flambe ! Los Angeles est entouré par les flammes. Au train où vont les choses, c'est à se demander s'il restera grand chose encore vert dans 10 ans ! En fait, on le sait déjà : Le désert ! Affaibli par la dévoration humaine, l'environnement s'effondre, calciné ! C'est ce qui attend quasi tout l'ouest des USA. América is not back. We shall not can what we want !

Le vieux dans la montagne.

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